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Il y avait une fois un lac, un grand lac, un lac si grand qu’il
s’étendait jusqu’au château de la Porte du Scex. Il inondait la plaine
qui forme le territoire actuel de notre commune.
C’était il y a très longtemps. C’était à l’époque où le Rhône changeait
encore de lit.
Assainissement
Depuis, le temps a passé. Le Rhône s’est assagi. Beaucoup d’eau a coulé.
Beaucoup d’eau a disparu. Et les limites du territoire de la commune de
Port-Valais commencent à se profiler. Oh ! non pas comme aujourd’hui. Ce
fut d’abord des marécages. Partout, dans toute la plaine. Pendant
longtemps. Puis, petit à petit, les hommes s’y sont aventurés. Ils ont
tracé des chemins parmi la broussaille. Ils ont coupé les « vernes »
pour se chauffer et pour permettre à l’herbe de pousser. Alors, le
bétail a pu pâturer. Puis les hommes ont décidé d’assainir la plaine.
Formidable travail de fourmis. Ils y ont ouvert de larges sillons où ils
ont entassé des cailloux pour permettre à l’eau de s‘écouler. Alors, ce
fut la naissance de la plaine. Une plaine timide qui vit défiler les
premiers chars à bœufs, suivis par les lourds attelages de chevaux.
Puis, le tracteur arriva.
A l'embouchure du Rhône
Située à l’embouchure du Rhône dans le lac Léman, protégée par les
masses imposantes du Grammont et de la Croix de l’Allex, notre commune a
connu, au fil du temps, une histoire mouvementée.
Formation des 2 villages
Les dates de formation des villages des Evouettes et du Bouveret se
perdent dans la nuit des temps. Par contre, il est certain que les
premiers habitants de notre région résidèrent sur la colline de
Port-Valais. Les premières peuplades connues datent vraisemblablement de
la domination romaine. Ce serait d’ailleurs cette communauté qui, la
première, cultiva les terres d’éboulement qui forment le vignoble actuel
des Evouettes.
Moyen âge
Puis, le Moyen Age apparaît à Port-Valais avec tous ses acteurs : d’un
côté, les princes de Savoie, souverains du Chablais, les comtes de
Genevois, les chevaliers de la Tour-de-Peilz ; de l’autre des serfs,
taillables et corvéables à merci. Quant au prieuré de Port-Valais,
dépendance durant plusieurs siècles de l’Abbaye de St-Michel de Cluse,
près de Turin, il passe au monastère de Lutry, puis à l’évêché de
Lausanne, avant d’être racheté, en 1570, par l’Etat du Valais.
Donc, pendant cinq siècles environ, savoyarde à part entière, notre
communauté va vivre les heurs et les malheurs de la Maison Princière de
Savoie.
En 1536, l’occupation de la plaine de Monthey jusqu’à la Dranse
d’Abondance par les troupes haut valaisannes incorpore notre région dans
la République des 7 Dizains. Et nous voilà sous l’autorité des
Magnifiques Seigneurs du Haut Valais qui firent de Port-Valais une
petite châtellenie. Installés au château de la Porte du Scex, les
officiers gardent la frontière de la Savoie et du Pays de Vaud.
Mais, avec le temps, la domination haut valaisanne devient de plus en
plus difficile à supporter. Déjà souffle l’air de la liberté. En janvier
1798, le Bas Valais proclame son indépendance. Pour la première fois,
l’assemblée primaire de Port-Valais peut élire son Conseil municipal.
Deux villages complémentaires
Mais l’histoire moderne de notre commune, c’est celle de deux villages
complémentaires : Les Evouettes et le Bouveret.
Le village des Evouettes, situé, en partie, sur le cône de déjection du
Tové, étale ses vignes, cultivées avec amour par ses habitants. Son vin
apprécié des connaisseurs est renommé loin à la ronde. Au pied du
vignoble s’étend une riche plaine qui fait le bonheur des derniers
paysans de l’endroit. Ce village, toujours voué à la paysannerie, a
gardé son naturel champêtre et son cachet bien villageois. La vie y
coule paisible, au rythme des saisons.
Quant au Bouveret, il fut certainement une des premières vocations
touristiques de la région. En 1906 déjà, dans la Gazette du Valais, on
pouvait lire : « Bouveret dispute la palme de l’élégance à sa sœur aînée
Evian ». Aujourd’hui, le Bouveret semble prendre son second souffle
touristique.
La beauté du paysage, la douceur du lac, la quiétude des villas adossées
à la forêt de châtaigniers lui donnent ce charme paisible, de plus en
plus recherché. L’industrie, déjà existante au début du siècle, offre
aux habitants des emplois toujours plus nombreux.
Les termes d’Evouettes et de Bouveret n’apparaissent dans les écrits que
depuis le 14ème siècle.
Celui de Bouveret, à la place d’ « Eydier » ou d’ « Heydiez » n’est
usité qu’à partir du 15ème siècle. L’origine de ce nom est incertaine.
Il semble qu’il y ait deux acceptions possibles. Certains affirment que
Bouveret vient du mot latin « Boveretum » : pâturage pour les bœufs.
Selon d’autres, les bateliers auraient baptisé « Eydiez » du nom
Bouveret parce qu’au bout du lac, les barques devaient virer,
c’est-à-dire tourner pour redescendre vers Genève, d’où « Boutviret ».
Le nom « Evouettes » fonde son origine sur le fait que de nombreuses
sources sortent à cet endroit. Or, dans la langue indigène, eau devait
se prononcer « évoué », et Evouettes signifierait ainsi sources folles.
Notre avenir s’annonce plein de promesses.
Aujourd'hui
La volonté des autorités de préserver une qualité de vie optimale,
unanimement appréciée, est constante. A cet effet, le Conseil communal
souhaite maintenir un développement touristique harmonieux. La
construction de la Marina et le projet de développement du port de
plaisance en sont une illustration concrète.
Le Conseil communal souhaite également la diversification en apportant
son soutien aux artisans et commerçants. Dans cette optique, une zone
Industrielle récemment équipée de tous les services est mise à
disposition.
La jeunesse et la vie associative ne sont pas oubliées. Nos
infrastructures scolaires ont été grandement améliorées et nous sommes
fiers de pouvoir mettre à disposition de la population un complexe
récemment rénové, 2 salles polyvalentes, une bibliothèque, une garderie,
une unité d’accueil et un complexe sportif de 40 000 m2.
Alors, ami voyageur, avant de renouer avec la ville, apprécie cet îlot
de paradis qui s’active dans sa zone industrielle et prend ses vacances
au bord du lac dans la douceur romantique de ses quais ensoleillés.
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